Après avoir grimpé jusqu’à un sommet historique de 109 000 $ en janvier, Bitcoin a brièvement touché les étoiles avant de retomber aux alentours de 82 000 $. Face à cette baisse persistante, la grande question demeure : avons-nous atteint le pic de ce cycle ou cette phase n’est-elle qu’une simple pause temporaire ?
Examen technique du Bitcoin
Sur le plan technique, Bitcoin se trouve actuellement piégé entre 82 000 $ et 87 000 $, sans réussir à franchir la barrière de la moyenne mobile sur 100 jours ni à sortir clairement de la zone définie par l’Ichimoku Cloud. L’indice de force relative (RSI) stagne à 51, indiquant une neutralité, tandis que les volumes de transaction sont faibles et que le cours fluctue sans direction définie.
Cependant, il y a ceux qui pensent que la prochaine hausse significative sera portée par le retour des investisseurs individuels. Cette forme d’investissement, souvent réalisée via des instruments financiers papier, reste invisible aux indicateurs on-chain traditionnels, créant une impression de stagnation.
Ki Young Ju, un autre analyste, soutient que 80 % des nouveaux capitaux dans les ETF proviennent de ces investisseurs de détail, bien que ces transactions ne soient pas visibles sur la blockchain.
Permettez-moi de répondre à quelques contre-arguments :
1/ Les investisseurs de détail n’ont pas encore investi selon les métriques on-chain
Ils entrent probablement via des ETF — couche Bitcoin papier — ce qui ne transparaît pas sur la blockchain. Cela maintient le cap réalisé inférieur à ce qu’il serait si les fonds affluaient…
— Ki Young Ju (@ki_young_ju) 19 mars 2025
De ce fait, ceux qui se concentrent uniquement sur les adresses actives ou les volumes on-chain ne perçoivent pas l’ensemble de l’image, ce qui rend l’analyse du marché plus complexe.
Entre détenteurs à court terme et à long terme
Le marché est polarisé. Les détenteurs à court terme (STH) éprouvent des difficultés, accumulant plus de 7 milliards $ de pertes non réalisées depuis février. Beaucoup cèdent sous la pression ou restent inactifs.
À l’opposé, les détenteurs à long terme (LTH) demeurent sereins, limitant leurs ventes et adoptant une attitude d’attente, ce qui réduit la volatilité. Cependant, derrière cette apparente stabilité, le marché souffre d’un manque flagrant d’énergie.
Le plafond réalisé progresse lentement, les flux vers les plateformes d’échange ont diminué de plus de 50 %, et le stock disponible est à son minimum. L’intérêt ouvert sur les contrats à terme a baissé de 35 %, et les opportunités d’arbitrage se dissipent progressivement.
Même les options montrent une nette préférence pour les couvertures baissières. Dans ce contexte figé, seuls quelques projets de cryptomonnaies à haut potentiel parviennent encore à créer du mouvement.
Et si une récession aux États-Unis débloquait la situation ?
Une récession américaine pourrait agir comme un catalyseur. Historiquement, chaque fois que la Réserve fédérale américaine réduit ses taux, relance la création monétaire ou augmente les dépenses publiques, le Bitcoin a su tirer parti de ces circonstances.
Selon Robbie Mitchnick (BlackRock), le Bitcoin est encore mal compris. Il ne réagit pas comme un actif risqué typique, mais plutôt comme une réserve de valeur alternative en temps de crise. Les investisseurs cherchent alors des alternatives hors système, et le Bitcoin redevient une option envisageable.
Parallèlement, les retraits de BTC des plateformes d’échange s’intensifient, suggérant une phase d’accumulation. Ces transferts vers des portefeuilles cryptographiques indiquent que les acheteurs ne prévoient pas de vendre de sitôt. Et lorsque l’offre sur les plateformes d’échange se raréfie, la pression à la hausse a tendance à augmenter.
Le rôle croissant de la régulation
La régulation commence à passer d’un obstacle à un élément rassurant. Si le GENIUS Act est adopté par le Congrès américain, cela pourrait établir un cadre clair pour les stablecoins en dollars, et par extension pour le reste du marché. Lors d’une réunion récente, Donald Trump a d’ailleurs pressé le Congrès d’accélérer l’adoption de cette loi.
Kevin O’Leary voit également dans cette évolution une opportunité pour une adoption plus large via la finance traditionnelle. De plus, la SEC a récemment confirmé que le minage sur les blockchains Proof-of-Work n’est pas soumis à la réglementation des titres financiers.
Cela sécurise la position des mineurs, rassure les institutions et renforce les fondations du réseau. Avec cela, plus l’assouplissement monétaire annoncé par la Fed, les conditions pourraient rapidement devenir propices à une reprise. Il ne manquerait plus que l’étincelle initiale.
Source : CoinMarketCap
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